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Le pique-nique du Pacha

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Un instant un peu inhabituel ce midi…

Assis au bord du Gardon, je dégustais mon casse-croûte au soleil. Un grand papillon est venu renifler mes provisions. Il était méfiant et au moindre de mes gestes, il s’éloignait… puis il revenait. Visiblement mon pain aux céréales l’intéressait beaucoup… Il glissait sa trompe dans les trous de la mie, comme s’il voulait en aspirer le nectar. Au bout d’un court moment il s’est habitué à mes gestes, s’est encore approché et a glissé sa trompe … dans un peu de moutarde ! Je peux affirmer que ça ne lui a pas plu : il est venu se poser encore plus près de moi, et a frotté sa trompe sur un galet pour se débarrasser de la moutarde. A cet instant j’ai eu un peu pitié de lui, et pour lui venir en aide, j’ai machinalement approché de lui un petit reste de melon, exactement comme si j’étais en présence d’un animal familier, chat ou chien. Il n’a eu aucun mouvement de recul et, bien au contraire, s’est mis à essuyer sa trompe, puis à tâter la pulpe du fruit tout près de ma main. Manifestement ce goût-là lui plaisait bien plus que celui de la moutarde ! C’était bien plus rafraîchissant… (suite…)

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La légende Lakota du capteur de rêves

La tradition du capteur de rêves est vraisemblablement issue du peuple Ojibwé, et se serait ensuite transmise aux tribus voisines : Hurons, Abénakis, Mikmaqs, Sioux, Cheyennes. Mais la légende la plus connue, la plus diffusée, sans doute parce qu’elle est aussi l’une des plus riches, est la légende Lakota.

La légende Lakota du dreamcatcher

Il y a longtemps, lorsque ce monde était jeune, un vieux Sioux du Lakota, dirigeant spirituel, était sur une haute montagne et eut une vision. Dans sa vision, Iktomi, le grand filou et professeur de sagesse, parut sous la forme d’une araignée. Iktomi s’adressa au Sioux dans une langue sacrée que seulement les dirigeants spirituels du Lakota pouvaient comprendre. Pendant qu’il parlait, Iktomi l’araignée prit un cerceau de saule avec des plumes, du crin de cheval et des perles, et ainsi il commença à tournoyer et à tisser une toile. Il parlait au Sioux des cycles de la vie… et de quelle manière commencent nos vies comme nourrisson, puis viennent l’enfance et l’âge adulte et, enfin, nous allons vers la vieillesse où nous devons être soignés comme des nourrissons, complétant ainsi le cycle de la vie. (suite…)

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Land-art, s’exprimer dans et avec la Nature…

Même si la notion de land-art a été conceptualisée dans les années 60 seulement (sans doute dans le but de « vendre »…), il s’agit véritablement, pour moi, d’une pratique ancestrale qui peut se rattacher à plusieurs activités humaines. L’enfant qui joue sur la plage, créant des jardins merveilleux avec du sable, des coquillages et des plumes, ne fait-il pas de façon instinctive du « land-art » ? Nos ancêtres qui ont aligné des pierres à Carnac ou à Stonehenge, sans doute avec une intention d’ordre spirituel, ne faisaient-ils pas, à leur façon, du land-art ? Plus qu’un véritable « art », peut-être s’agit-il en fait d’un ensemble de pratiques qui peuvent relever du simple amusement, du plaisir d’offrir étonnement ou émerveillement, d’un travail d’architecture avec le bois, la pierre, l’eau… , d’une célébration de la beauté et de la fragilité de la nature…

On utilise l’environnement présent « ici et maintenant » comme outil et matériau pour des « œuvres » qui relèvent de la sculpture, de l’installation, du mandala, du jeu, du clin d’œil. Le temps, dans toutes ses dimensions, fait partie du processus : la marée effacera les rosaces tracées sur la plage, le vent dispersera les éléments qui composent le puzzle, les végétaux changeront de couleur, … c’est un art éphémère. Et surtout on laisse de côté l’obsession de faire « joli » !

Les travaux peuvent être individuels ou collectifs, minuscules ou gigantesques, flottants ou suspendus, massifs ou fragiles, exposés à la vue de tous ou cachés dans des lieux inaccessibles. C’est un mode d’expression à la fois ludique, créatif, et écologique, qui nous invite à prendre en compte et célébrer la beauté toujours renouvelée que nous offre la Nature et ce qui nous lie à elle.

La citation qui me guide : « admirer, s’étonner, rendre grâces, en un mot : vivre » (Théodore Monod)

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Stage Dreamcatcher & Canoé, Gorges du Tarn

Stage « Je fabrique mon dreamcatcher » en immersion nature dans les Gorges du Tarn, descente en canoés, 2 nuits de bivouac !

Dates susceptibles d’être modifiées selon les réservations et les souhaits de chacun(e). Si vous avez un créneau pour d’autres dates  n’hésitez pas à utiliser le formulaire pour me le signaler. Il m’est parfois possible de m’adapter…

Stage étalé sur 48 heures dans le cadre exceptionnel des Gorges du Tarn (en Lozère). Le départ se fera de Sainte-Énimie le samedi 24 juin à 17 heures en canoés ou kayaks de 1 ou 2 places au choix. Le Pas de Soucy, 27 kilomètres plus bas, sera notre point d’arrivée dans l’après-midi du lundi 26. Les deux nuits seront passées en bivouac. Les repas seront partagés avec ce que chacun(e) aura apporté. La distance raisonnable à parcourir nous laissera largement le temps de nous immerger dans les légendes et la spiritualité amérindiennes, de rechercher les éléments constitutifs des capteurs de rêves, et de nous consacrer à la fabrication. Chacun(e) pourra réaliser au moins un capteur de rêves personnel au cours du stage. (suite…)

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Stage « Je fabrique mon Dreamcatcher », partie 2

Une journée pour créer son dreamcatcher

Après avoir laissé infuser les légendes découvertes la veille, nous descendrons dans les Gorges du Gardon par un sentier peu fréquenté (environ 200m de dénivelé, qu’il faudra remonter le soir venu). Nous cueillerons les branches de saule, de peuplier ou de frêne pour réaliser les cerceaux de nos capteurs de rêves, et nous commencerons à les travailler et les mettre en forme. Repas partagé à midi. (suite…)

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Hommage aux araignées

Omniprésentes dans les légendes amérindiennes relatives aux origines du capteur de rêves, les araignées sont aussi les tisseuses de l’univers pour un grand nombre de tribus. Souvent protectrices, elles ont conféré au dreamcatcher le pouvoir de filtrer les rêves…

Dans grand nombre de tribus, l’Araignée occupe une place importante dans la cosmogonie : elle tisse le destin des Hommes, elle est un guide qui aide à assembler rêves et réalité dans un même tissu. Elle possède quatre paires de pattes et autant de paires d’yeux ce qui nous renvoie aux points cardinaux. Le piège invisible qu’elle tisse nous apprend à la fois la patience et l’art d’être à l’affût de tout ce qui peut de produire autour de soi. Mais la toile est fragile, et Araignée doit souvent la réparer, la consolider et parfois même la reconstruire dans un lieu différent, avec une nouvelle orientation. Mais elle fera toujours preuve d’une persévérance infinie, d’une grande ingéniosité et de beaucoup de rigueur.

Chez les peuples du Sud-Ouest états-unien, la Femme-araignée est une divinité bienveillante, qui a appris le tissage et la poterie aux hommes. Elle les a aussi initiés à l’agriculture, et leur a offert le Soleil et les Etoiles. En Afrique de l’Ouest, au Ghana, Anansi le farceur, homme-araignée, est vénéré pour  des faits tout à fait semblables. De par le monde, de très nombreuses autres cultures rendent hommage à la petite araignée.  Dans la mythologie celte, la toile de l’araignée est le tissu qui maintient la cohésion du monde. Ailleurs, le tissage est une manifestation de la Vie, et la toile l’expression de l’appartenance à la culture d’un clan.

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